Les Râles de Virginie construisent souvent plusieurs nids et peuvent utiliser les autres comme nids de secours en cas de destruction du nid principal, ou comme lieu de soins pour les oisillons après l'éclosion.
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Râle de Virginie
Bien que le Râle de Virginie se reproduise localement dans les régions centrales et méridionales de la plupart des provinces, il est très discret et reste souvent invisible. La majeure partie de la population canadienne est migratrice et passe l'hiver aux États-Unis ou au Mexique, mais les oiseaux du sud-ouest de la Colombie-Britannique restent sur place toute l'année. Il y a environ 67 000 individus au Canada, ce qui représente 28 % de la population mondiale et implique un degré modéré de responsabilité pour le Canada. La population canadienne de Râle de Virginie a connu une augmentation importante depuis 1970 d'après le Relevé des oiseaux nicheurs. La fiabilité de cette évaluation est jugée moyenne car cette enquête offre une couverture géographique modérée et n'est pas optimale pour la détection de l'espèce. La population nationale de Râle de Virginie se situe dans les limites de son objectif.
La meilleure source d'information sur l'état de la population de Râle de Virginie est le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS). Le BBS n'utilise pas d'audio et se fait le matin, alors que le Râle de Virginie est plus vocal la nuit. Ces attributs limitent le potentiel de détection de cette espèce, mais le BBS est la seule source qui fournit une couverture à long terme dans toute son aire de répartition canadienne, et dans l'ensemble sa fiabilité est considérée comme moyenne. La tendance nationale montre une croissance substantielle depuis la fin des années 1980 jusqu'au début des années 2010, avec un niveau actuel à un petit peu plus du double de ce qu'il était en 1970, soit une augmentation importante. Il y a une variation régionale considérable, avec des augmentations importantes de 104 % à 244 % parmi les Régions conservation des oiseaux (RCO) en Colombie-Britannique et dans le sud des Prairies, comparativement à peu de changement dans le centre et le sud de l'Ontario et au Québec. Le Programme de surveillance des marais (PSM) fournit des données supplémentaires pour les régions du sud de l'Ontario et du Québec, où l'échantillonnage de la population est plus efficace mais seulement depuis 1995 et 2004. Sur ces périodes plus courtes, on observe respectivement des diminutions modérées de 26 à 29 %. Une augmentation dans le sud de l'Ontario depuis le début des années 2010 est probablement due, au moins en partie, à la hausse des niveaux d'eau des Grands Lacs, qui augmente la qualité de l'habitat de reproduction pour cette espèce dans les milieux humides côtiers des Grands Lacs (Tozer et al., 2024).
L'objectif pour la population du Râle de Virginie est de rester similaire ou supérieure à sa population récente, d'après le Relevé des oiseaux nicheurs. Les tendances montrent que le Râle de Virginie se trouve actuellement dans les limites de son objectif.
| Désignation | Région géographique | Statut | CITATION |
|---|---|---|---|
| UICN | Global | Préoccupation mineure | |
| Espèces sauvages | Canada | En sécurité |
- Tozer, D.C., Bracey, A.M., Fiorino, G.E., Gehring, T.M., Gnass Giese, E.E., Grabas, G.P., Howe, R.W., Lawrence, G.J., Niemi, G.J., Wheelock, B.A., et Ethier, D.M.. 2024. Increasing marsh bird abundance in coastal wetlands of the Great Lakes, 2011–2021, likely caused by increasing water levels. . https://academic.oup.com/condor/article/126/2/duad062/7467104.
Les Râles de Virginie construisent souvent plusieurs nids et peuvent utiliser les autres comme nids de secours en cas de destruction du nid principal, ou comme lieu de soins pour les oisillons après l'éclosion.
Le Râle de Virginie est observé principalement au printemps, à l'été et à l'automne au Canada. Certains passent l'hiver dans l'ouest, ce qui est probablement le cas pour la plupart des observations pendant la saison froide.
La période de nidification commence entre la fin avril et la fin mai et se termine entre le début juillet et la mi-juillet, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.