En été, le Phalarope à bec large est un oiseau remarquable de la toundra arctique. Fait inhabituel, la femelle porte des couleurs plus vives que son homologue mâle. Après avoir pondu ses œufs, la femelle abandonne le mâle qui élève seul les oisillons et tente de trouver un autre compagnon.
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Phalarope à bec large
Le Phalarope à bec large se reproduit dans les milieux humides de la toundra de l'Arctique circumpolaire et est largement répandu dans le Haut-Arcti1que. Les Phalaropes à bec large passent l'hiver en mer au large de la côte Pacifique de l'Amérique du Nord et de l'Amérique du Sud, ainsi que de la côte ouest de l'Afrique. La population nicheuse canadienne est estimée à environ 6,9 millions d'individus d'après une analyse récente des données du Programme de surveillance régionale et internationale des oiseaux de rivage dans l’Arctique (Arctique PRISM). Ce chiffre représente plus du triple de l'estimation mondiale précédente, qui n'a pas encore été officiellement mise à jour. Les estimations précédentes suggéraient qu'environ 70 % de la population nicheuse mondiale se trouvait en Amérique du Nord, avec au moins une partie se reproduisant en Alaska. Le total mondial se situe donc probablement autour de 11 millions d'individus, dont une grande partie se reproduit ou migre à travers le Canada. Les données sont actuellement insuffisantes pour estimer les tendances ou fixer un objectif pour la population canadienne.
Il n'existe actuellement aucune source fiable de données de tendance pour le Phalarope à bec large au Canada, d'où la nécessité d'améliorer la surveillance. Son abondance dans les sites de reproduction varie considérablement d'une année à l'autre (p. ex., [réf. 586], [réf. 585]), mais certaines comparaisons à long terme laissent entrevoir des baisses possibles. Par exemple, l'abondance dans les basses terres de Rasmussen était inférieure de 76% en 1994-1995 par rapport à 1975-1976 (Gratto-Trevor et al., 1998). De même, elle est considérée comme moins commune dans le nord du Golfe du Mexique par rapport aux années 1960 et 1970 (Tracy et al., 2002). Les évaluations futures du statut pourront être améliorées lorsque davantage de résultats du Programme de surveillance régionale et internationale des oiseaux de rivage dans l’Arctique seront disponibles.
Aucun objectif de population n'est fixé pour le Phalarope à bec large car les données sur les tendances de la population sont insuffisantes. Un suivi accru est nécessaire pour permettre l'élaboration d'un objectif de population pour cette espèce.
| Désignation | Région géographique | Statut | Citation |
|---|---|---|---|
| UICN | Global | Préoccupation mineure | |
| Espèces sauvages | Canada | En sécurité |
- Gratto-Trevor, C.L., V.H. Johnston et S.T. Pepper. 1998. Changes in shorebird and eider abundance in the Rasmussen Lowlands, NWT. Wilson Bulletin 110:316-325. http://elibrary.unm.edu/sora/Wilson/v110n03/p0316-p0325.pdf.
- Smith, P.A. 2009. Variation in Shorebird Nest Survival: Proximate Pressures and Ultimate Constraints. Ph.D. Thesis, Carleton University, Ottawa, Ontario. xiii + 244 p.
- Tracy, D.M., D. Schamel et J. Dale. 2002. Red Phalarope (Phalaropus fulicarius), The Birds of North America Online (A. Poole, Ed.). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, New York. https://birdsna.org/Species-Account/bna/home.
En été, le Phalarope à bec large est un oiseau remarquable de la toundra arctique. Fait inhabituel, la femelle porte des couleurs plus vives que son homologue mâle. Après avoir pondu ses œufs, la femelle abandonne le mâle qui élève seul les oisillons et tente de trouver un autre compagnon.
Le Phalarope à bec large est principalement observé entre mai et décembre au Canada, lorsque les oiseaux se reproduisent ou se déplacent entre leurs lieux de reproduction arctiques en haute mer. Les observations sont peu nombreux en hiver, lorsqu'ils sont en mer.
La période de nidification commence entre le début juin et la mi-juin et se termine à la mi-juillet, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.