Le riche plumage noir de la Macreuse à bec jaune mâle est interrompu par une bosse orange distinctive sur le bec. Le motif facial très contrasté de la femelle est visible d'assez loin, ce qui permet de l'identifier facilement parmi les autres femelles macreuses.
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Macreuse à bec jaune
On compte deux populations de Macreuse à bec jaune en Amérique du Nord. La population de l'Ouest niche principalement en Alaska et dans le nord du Yukon, et hiverne le long de la côte Pacifique. La population de l'Est se reproduit dans l'est des Territoires-du-Nord-Ouest, dans le sud du Nunavut, le long de la côte du Manitoba, dans les basses terres de la Baie d'Hudson en Ontario, dans le nord du Québec, ainsi qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, et hiverne principalement le long de la côte atlantique, avec de petits effectifs dans le sud des Grands Lacs.
Environ 530 000 individus se reproduisent dans l'Ouest du Canada, et 20 000 autres en Alaska, la plupart de ces derniers passent au Canada ou le traverse en tant que migrateurs. La population de l'Est compte environ 170 000 individus. Au total, environ 700 000 individus se reproduisent au Canada, soit 78 % du total mondial. Si l'on ajoute les migrants de l'Alaska, le total s'élève à 720 000, soit 80 % du nombre mondial, ce qui correspond à un niveau de responsabilité très élevé.
Alors que la population de l'Ouest et la population nationale globale ont connu une diminution importante de l'abondance, la population de l'Est a connu une augmentation importante. Cependant, la confiance envers cette dernière tendance est faible parce qu'elle est basée uniquement sur le Relevé de la sauvagine de l’Est (RSE), qui a une faible couverture et une faible précision. La confiance dans la tendance de la population de l'Ouest est élevée, car les tendances du Recensement des oiseaux de Noël et du Relevé des oiseaux aquatiques côtiers de la Colombie-Britannique sont assez similaires. Les populations de l'Ouest et celle du pays sont en dessous de leurs limites d'objectif, tandis que la population de l'Est se situe dans ses limites d'objectif.
Trois relevés donnent un aperçu de la situation de la Macreuse à bec jaune au Canada, chacun présentant des points forts et des points faibles différents. En général, le Recensement des oiseaux de Noël (RON) reflète probablement le mieux la situation nationale, car il s'agit du seul programme qui surveille une vaste proportion de l'aire de répartition et dont les estimations des tendances sont d'une grande précision, bien qu'il soit moins standardisé que certains autres relevés. Le Relevé de la sauvagine de l’Est (RSE) offre une couverture limitée de la population de l'Est à partir de 1990, et sa fiabilité est faible en raison d'une faible précision. Le Relevé des oiseaux aquatiques côtiers de la Colombie-Britannique (BCCWS) a une fiabilité moyenne pour la population de l'Ouest, mais n'a commencé qu'en 1999.
La tendance du RON continental montre une baisse assez régulière depuis 1970, soit une diminution importante de 65 %. Le RSE montre une augmentation importante de plus de 1600% depuis 1990, mais il y a une grande incertitude autour de cette estimation, étant donné la faible précision de la tendance. La tendance du RON de la côte du Pacifique montre une tendance à long terme de -94%, similaire aux -92% indiqués par le BCCWS, ce qui permet d'affirmer avec une grande certitude que la population de l'Ouest a subi une diminution importante.
L'objectif national pour la Macreuse à bec jaune est d'augmenter sa population jusqu'au niveau qu'elle avait au début des années 1970, sur la base de l'analyse continentale du Recensement des oiseaux de Noël. Les données montrent que cette population est actuellement en dessous de son objectif, mais qu'elle est restée relativement stable au cours de la dernière décennie. L'analyse de la perte historique de population et de la tendance récente suggère qu'il est peu probable que l'objectif puisse être atteint d'ici 2050, de sorte que l'objectif provisoire est d'atteindre 70 % de l'objectif d'ici 2050. La réalisation de cet objectif et à terme de l'objectif national pour cette espèce, nécessitera des mesures de conservation ambitieuses.
L'objectif pour la population de Macreuse à bec jaune de l'Ouest est d'augmenter la population jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau qu'elle avait au début des années 1970, d'après l'analyse du Recensement des oiseaux de Noël pour la côte du Pacifique. Les données montrent que cette population est bien en dessous de son objectif et qu'elle continue à baisser. La tendance devra se stabiliser avant que la population puisse commencer à se redresser, et il n'est pas réaliste que l'objectif soit atteint d'ici 2050. Sur la base de l'analyse de la perte historique de population et des taux de croissance potentiels, l'objectif provisoire est d'atteindre 25 % de l'objectif d'ici 2050. La réalisation de cet objectif et à terme de l'objectif national pour cette espèce, nécessitera des mesures de conservation ambitieuses et durables.
L'objectif pour la population de Macreuse à bec jaune de l'Est est de garder une population similaire ou supérieur à la moyenne des années 1970 à 2022, sur la base du Relevé de la sauvagine de l’Est (RSE). Les données montrent que cette population se trouve actuellement dans les limites de son objectif.
| Désignation | Région géographique | Statut | CITATION |
|---|---|---|---|
| UICN | Global | Quasi menacée | |
| Partenaires d’envol | Hémisphère occidental | Liste de surveillance – jaune | |
| Espèces sauvages | Canada | En sécurité |
Le riche plumage noir de la Macreuse à bec jaune mâle est interrompu par une bosse orange distinctive sur le bec. Le motif facial très contrasté de la femelle est visible d'assez loin, ce qui permet de l'identifier facilement parmi les autres femelles macreuses.
La Macreuse à bec jaune est observée toute l'année au Canada, mais moins souvent en été, lorsqu'elle se déplace vers des habitats de reproduction plus isolés.