Comme d'autres espèces de phalaropes, les Phalaropes à bec étroit tournent à la surface de l'eau pour faire remonter la nourriture des profondeurs à la surface, où ils la picorent rapidement. En mer, le Phalarope à bec étroit consomme principalement du plancton et on peut parfois le trouver en train de se nourrir auprès des baleines à fanons, qui partagent son régime alimentaire.
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Phalarope à bec étroit
Le Phalarope à bec étroit se reproduit dans les milieux humides subarctique et du Bas-Arctique, et hiverne principalement au large des eaux tropicales de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud. La population nicheuse canadienne est estimée à environ 3,3 millions d'individus par une analyse récente des données du Programme de surveillance régionale et internationale des oiseaux de rivage dans l’Arctique (Arctique PRISM) . L'estimé est plus élevée que les estimations précédentes, probablement dû aux améliorations dans la modélisation plutôt qu'à une augmentation soudaine de l'abondance. D'après les estimations d'abondance relative d'eBird, 12 % de la population nicheuse mondiale se reproduisent au Canada et 14 % se reproduisent en Alaska puis migrent à travers le Canada, ce qui correspond à une responsabilité cumulée pour le Canada de niveau modérée. Étant donné l'éloignement des régions nicheuses et hivernantes, la population est mal suivie, sans aucune base fiable pour estimer les tendances, et l'évaluation de l'état de la population manque de données pour être fiable. Cependant, des baisses substantielles dans certains sites de reproduction et de halte migratoire ont incité le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada à évaluer le statut du Phalarope à bec étroit comme étant préoccupant en 2014 (COSEPAC, 2014).
De grands nombres de Phalaropes à bec étroit ont été observés à certains sites de halte migratoire dont plus de 45 000 individus sur des sites dans les Prairies tels que les lacs Chaplin et Reed en Saskatchewan ([réf :1639]), et des nombres encore plus importants dans la région de la baie de Fundy / du golfe du Maine, jusqu'à 3 millions dans la baie de Pasamaquoddy dans les années 1970 (Finch et al., 1978) et 1 million dans la baie de Quoddy au début des années 1980 (Mercier et Gaskin, 1985). Cependant, en 1990, les Phalaropes à bec étroit migrateurs avaient largement disparu de cette région (Finch et al., 1978), et seuls de petits nombres ont été observés depuis. Sur les lieux de reproduction près de La Perouse Bay, au Nunavut, l'espèce a diminué en abondance d'au moins 94% entre 1980 et 1993 (Gratto-Trevor, 1994, Rubega et al., 2000). Ces observations ne représentent cependant qu'une partie limitée de la population, et il n'est pas clair si les changements représentent plutôt des modifications de la distribution ou de l'abondance. Les évaluations futures du statut pourront être améliorées lorsque davantage de résultats du Programme de surveillance régionale et internationale des oiseaux de rivage dans l’Arctique (Arctique PRISM) seront disponibles, bien qu'environ la moitié de l'aire de reproduction canadienne du Phalarope à bec étroit se trouve au sud de l'Arctique. Pour l'instant, la tendance à long terme reste incertaine bien qu'un déclin d'une certaine ampleur semble probable.
Aucun objectif de population n'est fixé pour le Phalarope à bec étroit car les données sur les tendances de population sont insuffisantes. Une surveillance accrue est nécessaire pour permettre l'élaboration d'un objectif de population pour cette espèce. L'objectif de gestion de la Loi sur les espèces en péril vise à obtenir des tendances stables ou en hausse pour le Phalarope à bec étroit d'ici 2040, mais il n’existe actuellement aucune base pour évaluer cet objectif.
| Désignation | Région géographique | Statut | CITATION |
|---|---|---|---|
| COSEPAC | Canada | Préoccupante | |
| UICN | Global | Préoccupation mineure | |
| Loi sur les espèces en péril | Canada | Espèce préoccupante | |
| Espèces sauvages | Canada | Apparemment en sécurité |
- COSEPAC. 2014c. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Phalarope à bec étroit (Phalaropus lobatus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. x + 59 p. https://faune-especes.canada.ca/registre-especes-peril/document/default_f.cfm?documentID=2772.
- Finch, D.W., W.C. Russell et E.V. Thompson. 1978. Pelagic birds in the Gulf of Maine. American Birds 32:281-294.
- Gratto-Trevor, C.L. 1994. Monitoring shorebird populations in the Arctic. Bird Trends 3:10-12.
- Mercier, F. et D.E. Gaskin. 1985. Feeding ecology of migrating Red-necked Phalaropes (Phalaropus lobatus) in the Quoddy region, New Brunswick, Canada. Canadian Journal of Zoology 63:1062-1067.
- Rubega, M.A., D. Schamel et D.M. Tracy. 2000. Red-necked Phalarope (Phalaropus lobatus), The Birds of North America Online (A. Poole, Ed.). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, New York. https://birdsna.org/Species-Account/bna/home.
Comme d'autres espèces de phalaropes, les Phalaropes à bec étroit tournent à la surface de l'eau pour faire remonter la nourriture des profondeurs à la surface, où ils la picorent rapidement. En mer, le Phalarope à bec étroit consomme principalement du plancton et on peut parfois le trouver en train de se nourrir auprès des baleines à fanons, qui partagent son régime alimentaire.
Le Phalarope à bec étroit est principalement observé entre mai et octobre au Canada, car il se déplace vers la haute mer en dehors de la période de reproduction.
La période de nidification commence entre la fin mai et le début juin et se termine à la mi-juillet, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.