Le Grèbe esclavon, anciennement connu sous le nom de Grèbe cornu, tenait ce nom des touffes de plumes dorées qui poussent pendant la période de reproduction. En hiver, le Grèbe esclavon perd ses cornes et se fait discret dans un simple costume gris et blanc.
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Grèbe esclavon
Plus de 90 % des Grèbes esclavon de l'Amérique du Nord se reproduisent dans les étangs et les lacs de l'ouest et du nord du Canada, et hivernent principalement aux États-Unis. Une petite population isolée niche également sur les îles de la Madeleine dans le golfe du Saint-Laurent (COSEPAC, 2009). En général, la population canadienne est d'environ 350 000 individus et représentent 56 % du total mondial et implique un niveau élevé de responsabilité canadienne. Les résultats du Recensement des oiseaux de Noël montrent peu de changements dans les populations hivernant en Amérique du Nord depuis 1970. Toutefois, le degré de confiance est faible en raison des limites de la couverture et des résultats contradictoires avec le Relevé des oiseaux nicheurs, qui suggère une forte baisse de la population canadienne au cours de la même période. Les enquêtes ciblées montrent d'importantes baisses d'abondance de la minuscule population des Îles de la Madeleine.
En 2009, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a désigné la population de l'ouest comme étant préoccupante en raison des baisses continues et des nombreuses menaces qui pèsent sur elle tout au long de l'année, et la population des Îles-de-la-Madeleine comme étant en voie de disparition, compte tenu de sa très petite taille et de son déclin. Le COSEPAC a réévalué le Grèbe esclavon en 2023, concluant que la population des Îles de la Madeleine ne répond pas aux critères pour être considérée comme une population distincte, et que la population nationale méritait toujours le statut de préoccupante. Les deux populations sont inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril. La population nationale de Grèbe esclavon se situe dans les limites de son objectif, tandis que la population des Îles de la Madeleine se situe en dessous de son objectif.
La population nationale de Grèbe esclavon est surveillée par le Recensement des oiseaux nicheurs (RON) et le Relevé des oiseaux nicheurs (BBS). Le RON est moins normalisé que le BBS, mais il permet d'échantillonner un échantillon plus large de la population canadienne et sa tendance est d'une précision élevée. La tendance à long terme du RON se situe dans la fourchette de peu de changement, l'abondance actuelle étant supérieure de 21 % à celle du début des années 1970. À l'inverse, la tendance nationale du BBS pour la même période montre une diminution importante de 57 %, avec des baisses régionales allant de 36 à 39 % dans l'extrémité nord-ouest de l'aire de reproduction à plus de 80 % dans le sud de la Colombie-Britannique. Bien que le RON soit considéré comme légèrement plus fiable que le BBS pour le Grèbe esclavon, les résultats contradictoires limitent la fiabilité générale à un niveau faible.
En ce qui concerne la population des îles de la Madeleine, des enquêtes ciblées montrent qu'elle a connu une baisse de 2 % par an entre 1993 et 2007 (COSEPAC, 2009). Bien que les dénombrements annuels de nids aient cessé, des relevés de sites de halte migratoire sont effectués assez régulièrement depuis 2012 et montrent une nouvelle baisse. En 2018, seuls 5 oiseaux (adultes et/ou jeunes) ont été observés, et depuis 2013, un maximum de 9 oiseaux a été observé chaque année (F. Shaffer, ECCC, données non publiées). Bien qu'il soit possible que certains oiseaux utilisent une aire de repos non surveillée, l'image publique élevée de cette sous-espèce dans la communauté des ornithologues et la petite taille des Îles-de-la-Madeleine suggèrent que cela est peu probable. Pour cette raison, il est très probable que cette population ait subi une diminution importante depuis 1970.
L'objectif national pour la Grèbe esclavon est de rester au niveau ou au-dessus de son niveau de population moyen de 1970 à 2022, suivant les données continentales du Recensement des oiseaux de Noël. Les données récentes montrent que la population se situe dans les limites de son objectif. Cette situation est conforme au Plan de gestion de la population de l'ouest du Grèbe esclavon en vertu de la Loi sur les espèces en péril, qui prévoit le maintien des populations de 2022 à 2052 à un niveau égal ou supérieur à la population moyenne de 1987 à 2017, tout en maintenant la répartition actuelle de l'espèce au Canada (ECCC, 2022).
Le Programme rétablissement pour la population des îles de la Madeleine, en vertu de la Loi sur les espèces en péril vise le maintien d'une population minimale de 30 individus (Environnement Canada, 2013). Les données de suivi récentes montrent que la population des Îles-de-la-Madeleine est en dessous de son objectif.
| Désignation | Région géographique | Statut | CITATION | Sous-population |
|---|---|---|---|---|
| COSEPAC | Canada | En voie de disparition | Horned Grebe (Magdalen Islands population) | |
| COSEPAC | Canada | Préoccupante | Horned Grebe (Western population) | |
| UICN | Global | Vulnérable | ||
| Loi sur les espèces en péril | Canada | Espèce en voie de disparition | Horned Grebe (Magdalen Islands population) | |
| Loi sur les espèces en péril | Canada | Espèce préoccupante | Horned Grebe (Western population) | |
| Partenaires d’envol | Hémisphère occidental | Liste de surveillance – jaune | ||
| Espèces sauvages | Canada | Apparemment en sécurité |
- COSEPAC. 2009d. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la grèbe esclavon (Podiceps auritus) population de l'Ouest et population des îles de la Madeleine au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 47 p. https://faune-especes.canada.ca/registre-especes-peril/document/default_f.cfm?documentID=1804.
- Environnement Canada. 2013c. Programme de rétablissement du Grèbe esclavon (Podiceps auritus), population des îles de la Madeleine, au Canada, Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement Canada, Ottawa, v + 21 p. https://faune-especes.canada.ca/registre-especes-peril/document/default_f.cfm?documentID=2477.
- Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). 2022e. Plan de gestion du Grèbe esclavon (Podiceps auritus), population de l’ouest, au Canada. Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. v + 54 p. https://wildlife-species.az.ec.gc.ca/species-risk-registry/virtual_sara/files//plans/mp_horned_grebe_western_pop_f_final.pdf.
Le Grèbe esclavon, anciennement connu sous le nom de Grèbe cornu, tenait ce nom des touffes de plumes dorées qui poussent pendant la période de reproduction. En hiver, le Grèbe esclavon perd ses cornes et se fait discret dans un simple costume gris et blanc.
Le Grèbe esclavon est observé toute l'année au Canada, avec une légère baisse durant l'été lorsque les oiseaux se déplacent vers des habitats de reproduction plus isolés.
La période de nidification commence entre le début mai et le début juin et se termine entre la mi-juillet et la fin juillet, selon la région. Avant ou après cette période, la probabilité de présence d'un nid actif est plus faible.